Le Zimbabwe avance dans la gestion intégrée des incendies alors que les feux de brousse s'intensifient dans des conditions de plus en plus chaudes et sèches. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a lancé un projet de trois ans à Harare le 15 mai, avec le soutien du Canada et l'appui du gouvernement zimbabwéen. Le programme vise à faire passer la réponse aux incendies de la suppression d'urgence vers la prévention, la préparation et la gestion des risques.
L'initiative a été dévoilée lors de la Semaine nationale du feu 2026 au Zimbabwe. Elle est intitulée projet de gestion intégrée des incendies « Renforcement des capacités, échange de connaissances et Réseau mondial autochtone des incendies ». La FAO indique qu'elle renforcera la gestion intégrée des incendies avant, pendant et après les incendies.
Cela est crucial pour les économies rurales. Les feux de brousse endommagent les écosystèmes et les moyens de subsistance. Ils augmentent également les coûts pour les agriculteurs, les forestiers et les gestionnaires des terres. Un système de gestion des incendies plus structuré peut contribuer à réduire les pertes et à améliorer la planification tout au long des périodes de risque saisonnier.
Son Excellence Kembo Mohadi, Vice-Président du Zimbabwe, a déclaré que ce lancement reflète la confiance internationale dans l'engagement du pays en faveur de la protection de l'environnement, de la résilience climatique et de la gestion durable des terres. George Polanyi-Williamson, Deuxième secrétaire à l'Ambassade du Canada au Zimbabwe, a indiqué que le Canada est fier de soutenir cet effort. Il a mis en avant la prévention, la préparation et les outils pratiques.
La FAO indique que le projet fonctionnera par l'intermédiaire du Pôle mondial de gestion des incendies. Cette plateforme a été lancée en 2023 par la FAO, le Programme des Nations Unies pour l'environnement et des partenaires. Elle a été créée pour développer la gestion intégrée des incendies à l'échelle mondiale grâce à la science, aux données, aux meilleures pratiques et au renforcement des capacités.
Le Zimbabwe est l'un des sept pays participants à travers l'Afrique australe et l'Asie. L'approche est conçue pour renforcer les capacités mondiales, régionales, nationales et locales. Elle vise également à soutenir des plans pilotés par les pays et adaptés aux priorités nationales.
Patrice Talla, Coordinateur sous-régional de la FAO pour l'Afrique australe et Représentant au Zimbabwe, a déclaré que la mise en œuvre s'alignera sur les priorités nationales et travaillera en étroite collaboration avec les institutions gouvernementales et les partenaires. Amy Duchelle, Chargée principale des forêts à la FAO, a indiqué que la gestion intégrée des incendies est la plus efficace lorsque la science, les outils et les institutions locales se conjuguent avec le leadership communautaire.
Le projet entrera désormais dans une phase d'atelier de deux jours pour définir les plans de mise en œuvre. Ces plans définiront les actions prioritaires, les rôles, les partenariats et les voies de mise en œuvre. La FAO indique que les travaux incluront également la planification de l'adaptation climatique et des approches inclusives tenant compte du genre.
Pour les investisseurs, le signal est clair. Le Zimbabwe attire des soutiens en matière de résilience climatique et de capital naturel dans les paysages ruraux. L'accent mis sur les systèmes de données sur les incendies, l'action communautaire et le renforcement des capacités pourrait contribuer à réduire le risque opérationnel dans les chaînes de valeur agricoles et forestières. Cela pourrait également améliorer la qualité des futurs investissements en matière d'adaptation.
La prochaine étape clé est la mise en œuvre. Les investisseurs et les décideurs politiques devraient observer à quelle vitesse le Zimbabwe transforme ce lancement en systèmes locaux opérationnels et en une réduction mesurable du risque incendie.
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