Bank Al-Maghrib se tourne vers les startups fintech pour accélérer les paiements numériques et réduire la dépendance de l’économie envers l’argent liquide. Cette démarche est importante pour les investisseurs, car la banque centrale associe un assouplissement réglementaire à un cadre d’Open Banking qui pourrait élargir les opportunités pour les entreprises de paiement, les prêteurs fondés sur les données et les fournisseurs d’infrastructures.
Bank Al-Maghrib a déclaré que les entreprises fintech jouent un rôle clé dans la rendue des services financiers numériques plus accessibles. Le directeur général Abderrahim Bouazza a fait ces remarques lors de la cérémonie de clôture du programme Morocco Fintech Booster en 2026.
La banque centrale a indiqué que l’argent liquide domine encore pour de nombreux Marocains. Elle a lié cela à l’économie informelle, aux préférences culturelles, à l’épargne de précaution et à l’acceptation limitée par les commerçants.
Bank Al-Maghrib a également précisé que l’adoption a été freinée par une acceptation limitée par les commerçants. Elle a souligné les lacunes en matière d’inclusion financière dans les zones rurales et parmi les femmes. Elle a également cité la lenteur de la numérisation des paiements publics.
Le Maroc a déjà commencé à renforcer le cadre politique autour des paiements. Aucune information publique confirmée n’indique que le Maroc a plafonné les frais de paiement électronique en juin 2026 ; les discussions politiques se sont plutôt concentrées sur la modernisation du cadre des paiements et la promotion de la finance numérique sans mesure spécifique de plafonnement des frais à cette date.
La banque centrale a annoncé avoir ouvert le marché aux établissements de paiement. Elle a également lancé un système de paiement mobile interopérable. De plus, Bank Al‑Maghrib a signalé sa volonté d’assouplir les exigences réglementaires pour les nouveaux entrants dans le cadre de sa stratégie fintech en cours.
Bank Al-Maghrib prépare actuellement un cadre d’Open Banking. Le cadre prévu devrait faciliter des services tels que l’initiation de paiement, l’agrégation de comptes, la vérification d’identité numérique et le scoring de crédit. Ces fonctions pourraient aider les fintechs à développer de nouveaux produits avec moins de friction et de meilleurs outils de gestion des risques.
La banque a également indiqué qu’elle simplifierait davantage la réglementation. Elle prévoit d’accélérer le traitement des demandes fintech et d’améliorer la transparence réglementaire. Cette approche devrait soutenir un système financier plus inclusif et connecté.
Pour le marché des paiements au Maroc, la direction est claire. La banque centrale souhaite une utilisation plus large des paiements numériques et une participation plus forte du secteur privé. Les investisseurs devraient surveiller une intégration plus rapide des commerçants, une activité accrue en matière de licences fintech et les premiers signes d’adoption de l’Open Banking.
L’article « Le Maroc élargit sa stratégie fintech avec une impulsion vers les paiements numériques » est paru en premier sur FurtherAfrica.

